Le contexte économique dans la mode

Les dépenses des consommateurs dépendent de leur niveau de vie. Une fois que l’on s’est acquitté de ses impôts et que l’on a réglé ses dépenses courantes (nourriture, logement, etc.), le reste des revenus peut s’utiliser « à discrétion ». Pendant vos études, il est peu probable que vous ayez des dépenses exorbitantes, mais les adultes indépendants, les familles et les personnes âgées consacrent leurs revenus disponibles aux assurances, aux frais de scolarité et de santé, à l’ameublement et aux loisirs, et non en priorité à la mode.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la mode cible généralement ceux dont les revenus disponibles sont importants. Les périodes d’instabilité économique ou d’inflation favorisent le conservatisme dans les achats, et les modes qui offrent le meilleur rapport qualité-prix. On retrouve cette tendance avec les accessoires, les sacs à main, les chaussures, les vêtements de sport…

La mode évolue au gré des contextes économiques

En fonction des modifications dans les quantités de tissu utilisées, le coût des garnitures et les produits disponibles et acceptés. Aux époques de prospérité, on a davantage tendance à investir de fortes sommes dans les vêtements, et à le montrer. Lors d’une récession, la quantité d’argent en circulation chute, la production diminue, les styles disponibles sont moins nombreux et les couleurs vives ou originales tendent à disparaitre. Les licenciements et les gels de l’embauche prolongent le cycle de réduction des dépenses, en particulier pour les petits articles de luxe et la mode.

Les fabrications de vêtements et accessoires de la mode à petits prix

La main-d’œuvre peu onéreuse d’Extrême-Orient, du Mexique, des Caraïbes, d’Europe de l’Est et d’Afrique du Nord menace l’industrie nationale, pourtant, la plupart des consommateurs sont en faveur du libre-échange, de la diversité du choix et des prix bas. Le marché des changes a une influence considérable sur la valeur des monnaies nationales. Les conditions économiques mondiales peuvent avoir un effet en dents de scie sur les prix de l’import et de l’export. Lorsqu’une monnaie est forte, les marchandises nationales sont chères, et les revendeurs sont tentés d’importer des produits étrangers moins coûteux. Lorsqu’elle est affaiblie, les fabricants et les entreprises de stylisme exportent plus facilement leurs vêtements. Les acheteurs des magasins disposent d’un budget déterminé, qui peut leur donner un pouvoir d’achat plus grand dans tel pays que dans tel autre. L’euro a été conçu pour éliminer les complications administratives et les fluctuations de taux de change dans le commerce européen, et pour rendre ce dernier plus compétitif sur les marchés mondiaux. Une excellente gamme de produits et la possibilité d’être un fournisseur exclusif, sont des atouts considérables pour l’exportation. La disponibilité ou la pénurie de produits provenant de différents fournisseurs peuvent être imputables aux conditions d’échange internationales plutôt qu’à la demande.

Les constituants des vêtements sont souvent des valeurs spéculatives

Les marchandises et les matériaux bruts sont échangés comme les devises dans les Bourses du commerce à travers le monde. La laine s’échange en Australie, la soie et le cachemire en Chine, et le coton est la fibre principale des États-Unis. Il arrive que des conditions climatiques, économiques ou politiques provoquent des pénuries de matières premières, et que les prix montent en flèche. Ces conditions sont parfois créées artificiellement. Par exemple, la Chine a souvent limité ses exportations de soie pour faire monter son prix sur le marché. En 2001, l’industrie chinoise de la mode a acheté d’énormes quantités de laine sur le marché australien, ce qui a créé, au niveau mondial, une pénurie et une hausse des prix. En 1999, la perte des récoltes d’indigo (le produit naturel avec lequel on teint le denim) a provoqué une crise dans l’industrie du jean, des suppressions d’emplois importantes et une demande de teintures de substitution.